Editorial de l’Arche



Si j’étais le démon, la première chose que je ferais pour détruire l’Église serait de semer partout la division. Je commencerais par le clergé : les prêtres contre les évêques ; les diacres contre les prêtres et les évêques. Ensuite, je promouvrais entre les laïcs un esprit partisan : « Moi, je suis de Paul ! Et moi, d’Apollos ! Et moi, de Céphas ! » (1 Cor 3,4). Ce serait un gros bazar ! Frustrés et dégoûtés, les gens ne viendraient plus à l’église et finalement le pape se trouverait au chômage.

Ce ne serait pas trop difficile à faire, à cause de la faiblesse humaine qui nous pousse à la division. L’unité entre les hommes est bien fragile !

Heureusement, l’Église est à la fois divine (Corps du Christ et peuple de Dieu) et humaine (nous, les membres). En raison de son origine divine, l’Église ne disparaîtra qu’à la fin des temps. Jésus nous l’a promis et Il reste avec nous pour toujours. En plus, l’Esprit Saint ne cesse pas de la sanctifier !

Cependant, le démon peut faire des dégâts importants en se servant de la complicité humaine. Travaillons donc pour l’unité voulue par le Seigneur. L’image paulinienne du Corps, dont le Christ est la Tête et nous les membres, nous rappelle que nous ne sommes pas tous pareils : chacun de nous a sa fonction propre pour le bien de tous. Ce qui est important, c’est que nous soyons unis au corps !

Certes il y a des sensibilités différentes, même au sein de notre paroisse. Mais les différences ne doivent pas conduire à des divisions. L’unité n’est pas l’uniformité.

Notre organiste a pris une photo iconique de Mgr Valentin avec le clergé de la paroisse pendant la messe du 12 juin. Elle « matérialise » l’unité ecclésiale. Comme il est important que nous, les catholiques, nous soyons tous unis entre nous, avec l’évêque du diocèse et avec le pape !

Chacun de nous est enfant de Dieu et, comme en toute famille, chaque enfant a sa personnalité, ses goûts, ses talents et ses préférences. C’est une richesse pour la famille ainsi que pour la famille des enfants de Dieu.

L’unité de l’Église est un trésor à garder. « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. » (Jn 17, 22). Que cette prière de Jésus soit la nôtre, et gardons-nous de toute pensée et parole qui puisse porter atteinte à cette communion. Prions pour la fidélité de tous à la doctrine et à la morale du Christ, transmises par Pierre et ses successeurs, et par les apôtres et les leurs.

Père Dónal

 


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