Editorial de l’Arche



Tout le monde le sait : les êtres vivants se différencient de tous les autres du fait qu’ils sont animés par une âme. Ainsi de notre paroisse. Pendant les mois d’été et notamment pendant le mois d’août, on aurait pu penser qu’elle était en état de quiescence comme ces insectes qui paralysent leurs fonctions vitales face aux événements extérieurs adverses, le froid, la chaleur, etc.
Eh bien non. L’église est restée ouverte, des personnes ont prié devant le tabernacle ou se sont étonnées de nos vitraux. L’office dominical a eu son éclat habituel en dépit du nombre de participants logiquement plus réduit. Et on a continué de recevoir des confessions.
Ce n’est pas un miracle. C’est grâce à vous, LES FEMMES. Vous autres qui étiez ici et qui aviez d’autres chats à fouetter. Qui vous occupiez de vos parents âgés ou des familles de vos enfants qui venaient chez vous de façon impromptue. Mais qui avez su trouver le temps de donner un coup de balai, de fleurir l’église pour les dimanches et pour le jour de l’Assomption. D’animer les chants, de chercher des lecteurs et d’accueillir les gens. De monter et descendre (ou de descendre et de monter) les pentes du Pecq (et on n’est plus des jeunots…) pour ouvrir et fermer l’église matin et soir. De ranimer les bougies allumées par les passants. De vider le tronc et de ramasser les objets oubliés. Sans compter celles prêtes à intervenir au pied levé pour accompagner des obsèques ou pour déplacer les fauteuils roulants des résidents des EHPAD lors des messes ou de l’administration de la sainte Eucharistie à demeure. J’oubliais celles qui ont continué de laver et purifier le linge d’autel. Et aussi de chercher des contributions pour cette feuille paroissiale.
Comme il en va de l’âme des vivants, ainsi de vous. Invisibles. Comme les vivants, sans vous la paroisse ne serait qu’un cadavre. Ou pour le moins une momie.
Et nous autres qui, sans savoir votre présence, passions du temps à un repos certes bien mérité avec les nôtres, nous vous en sommes reconnaissants et vous disons un immense

MERCI.

Père Martinez

 


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