Editorial de l’Arche



Par ces paroles du prophète Jérémie, Dieu promet à son peuple de ne jamais le laisser sans pasteurs qui le rassemblent et le guident : « Je susciterai pour [mes brebis] des pasteurs qui les feront paître ; elles n’auront plus crainte ni terreur » (Jr 23,4). Ainsi, il y a trente ans, Saint Jean-Paul II a intitulé une exhortation apostolique. Depuis les temps apostoliques, le Seigneur a tenu sa promesse, toujours avec la réponse libre de ceux qu’il a appelés.

Dans le diocèse de Versailles, il y a de moins en moins de prêtres, et l’évêque se voit obligé de regrouper plusieurs paroisses pour en faire une. En province, la situation est pire : parfois, on trouve un curé de plus de 80 ans responsable d’une quarantaine de paroisses. Qu’est-ce qui se passe ? Dieu n’est-il pas fidèle à sa promesse ? Bien sûr, mais Jésus lui-même s’est plaint : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Et pour remplacer les prêtres qui ont fait scandale et qui ont trahi leur vocation.

Les prêtres ne sont pas des mobiks comme lors de la mobilisation partielle en Russie. Dieu appelle ceux qu’il a choisis, mais il faut que les appelés répondent. Le peuple de Dieu prie pour que les jeunes hommes d’aujourd’hui soient attentifs à cette petite voix divine de la vocation personnelle, et s’il s’agit d’une vocation au sacerdoce, qu’ils sachent répondre comme le petit Samuel : « me voici parce que tu m’as appelé ».

« Je sens que je suis appelé au mariage », diront la majorité et ils auront raison. Mais si on est l’un de ceux que Dieu a choisis, on peut réagir de diverses façons : « Moi, j’aime les filles, je pense que je serai un très bon père de famille ». Être un bon père de famille, c’est une condition sine qua non pour être un bon prêtre !

J’invite tous les garçons et jeunes hommes de la paroisse à se poser sérieusement cette question : « Jésus, m’appelle-t-il à devenir sa présence sacramentelle pour agir in persona Christi, pour sanctifier son peuple et le conduire au ciel ? ». Un ange ne va pas descendre du ciel pour transmettre l’appel par écrit. Le discernement vocationnel prend du temps. L’important, c’est d’y être ouvert et de cultiver la vie de prière et d’amitié avec Jésus.

Pour faciliter ce discernement, il est utile d’en parler avec un prêtre. Le Père Martinez et moi, nous serons heureux de jouer ce rôle.

En plus, Monseigneur Crépy propose une rencontre avec des lycéens (1ère ou terminale) ou des étudiants/jeunes professionnels le 10 décembre 2022, à partir de 19h, à la Maison Saint Jean-Baptiste, 29 Boulevard de Glatigny, à Versailles. Témoignage/échange avec Monseigneur Crépy, puis dîner à la MSJB et complies sont au programme. Des séminaristes seront présents.

Vous pouvez vous demander pourquoi traiter du sujet de la vocation sacerdotale pendant l’Avent ! L’antienne d’ouverture de la messe du vendredi de la première semaine de l’Avent dit : « Voici que le Seigneur viendra. Dans la lumière il vient pour visiter son peuple, pour lui donner la paix et la vie éternelle ». Il vient pour nous sauver et dans sa mission de salut, Il a besoin de prêtres pour continuer sa mission. S’Il ne les trouve pas, qui célébrera la messe de Noël à Saint-Wandrille et dans les autres paroisses de France dans les années 2030, 2040, 2050 ?

Père Dónal

 


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