Nous entrons en Avent : c’est le temps béni de l’attente et de l’espérance, le temps pour veiller au cœur de la nuit de ce monde, le temps d’ouvrir les yeux de notre cœur à l’aurore qui point déjà. La décoration de nos villes, de nos églises et de nos maisons vient égayer la grisaille et le froid, mais surtout nous appeler à la joie spirituelle, cette joie dont le Seigneur Jésus nous a dit que nul ne pourrait nous la ravir. Cette joie particulière de Noël, c’est la joie de savoir que Dieu n’est ni lointain ni indifférent : il s’est fait tout proche de chacun de nous, il est venu épouser notre condition humaine, et rien de ce que nous vivons ne lui est indifférent.
Le temps de l’Avent nous est donné pour creuser le désir d’accueillir le Sauveur, de nous laisser rejoindre, de nous laisser aimer par Dieu. Pour cela, l’Église relaie l’invitation du Seigneur à «veiller et prier», et à laisser monter notre cri vers Dieu, pour qu’il vienne apporter sa lumière et sa paix à tous ceux qui se sentent loin de lui, désespérés ou perdus.
Prenons ce temps personnellement, en couple, en famille, en paroisse, de prier ainsi devant la crèche qui exprime si bien l’attente du Sauveur. À la maison comme à l’Église, mettons-nous à genoux dans l’humilité et la simplicité du cœur, les mains ouvertes comme des mendiants de la grâce de Dieu. Faisons de notre cœur, de nos familles, de nos paroisses, une crèche vivante, toute tendue dans l’attente du Messie.
Tous les samedis, la messe est célébrée à 7h, à la lueur des bougies, pour nous rappeler très concrètement notre mission de veilleurs, au cœur des «nuits» de ce monde. Tous les dimanches jusqu’à Noël, entre 16h30 et 18h vous est offerte la possibilité de venir vivre un temps d’adoration, et de recevoir la miséricorde de Dieu pour disposer votre cœur à célébrer la Nativité.
En cette fin d’année jubilaire, demandons que soit ravivée notre espérance et que nous devenions les témoins du Dieu qui a voulu partager notre vie.
Abbé Arthur Auffray, curé
