Editorial de l’Arche



En octobre 2002, le pape saint Jean-Paul II a publié la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae. En voici ce qu’il écrit dans le premier paragraphe :

  Dans sa simplicité et dans sa profondeur, [le rosaire] reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à « avancer au large » (Duc in altum !) pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), qu’il est « la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation ».

Je sais que beaucoup de paroissiens récitent chaque jour le chapelet et je les encourage à le faire avec encore plus d’enthousiasme et d’amour en octobre.

Je pense que beaucoup d’autres seraient contents de le réciter s’ils avaient le temps ou si les circonstances étaient favorables au recueillement nécessaire. Quelqu’un a dit au pape saint Jean XXIII : « Saint Père, si je vais être distrait en récitant le chapelet, ce n’est pas la peine de le faire. » Le « bon pape Jean » a répliqué : « Le pire des chapelets est celui que l’on ne récite pas ! »

On ne trouve pas le silence de la Grande Chartreuse en région parisienne, mais avec la grâce de Dieu et notre effort nous pouvons créer une ambiance intérieure d’amour et de dévotion pour cette rencontre affectueuse avec Notre Dame, pour méditer avec elle les mystères de la vie de son Fils Jésus.

A quoi pense un jeune amoureux lorsqu’il se déplace à vélo ? A plein de choses et sans doute à sa bien-aimée. S’il se sert de son dizainier, il pourra également penser à Jésus et à Marie en récitant les dizaines du chapelet. Sa pensée s’égare à sa « douce », et bien ça devient une prière pour elle, ou pour le match de foot qu’il va jouer.

Stressé dans les embouteillages ? Quoi de mieux que de prendre le chapelet dans la main.

Grâce au masque vous pouvez réciter le chapelet dans le métro, même à haute voix, sans attirer l’attention !

Seul(e) à la maison ? Vous pouvez assurer les meilleures conditions pour réduire les distractions !

C’est vrai que ce serait plus facile de bien prier à la Grande Chartreuse ou à Lourdes, mais la meilleure façon de se déplacer à vélo, en voiture ou dans les moyens de transports, c’est en récitant les mystères du Saint Rosaire.

Père Dónal

 


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