Editorial de l’Arche



« Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale ».

Ces réflexions de saint Paul rappellent l’un des éléments importants de la doctrine christologique. Le Christ a assumé une nature humaine authentique et réelle, né d’une femme, né sujet de la loi.

Pendant l’Avent, nous nous sommes préparés pour mieux profiter de Noël, pour recevoir avec profit les grâces qui nous sont offertes.

Dans l’Antiquité, les fidèles voulaient rendre grâces à Dieu, ainsi prenaient-ils grand soin des fêtes en leur donnant autant de solennité que possible. Il n’y avait presque pas de fête sans vigile. Même dans l’ancienne Loi, le Sabbat était toujours précédé d’une préparation la veille.

« Vous saurez aujourd’hui que Notre Seigneur viendra demain » : autant dire « Il naîtra demain, et vous le verrez tout petit enfant couché dans une crèche ».

Ces paroles sont tirées de l’Exode, quand Moïse annonce le don de la manne dans le désert : « Vous saurez au soir que le Seigneur vous a retirés de la terre d’Égypte, et au matin vous verrez la gloire du Seigneur ». Moïse parle ainsi comme si Dieu devait venir dans sa gloire, et s’exprime ainsi pour montrer que le don de la manne était si grand qu’il semblait que Dieu lui-même la distribuait. La manne, douce rosée dans le désert, tombait comme des petits grains de coriandre.

« Vous saurez aujourd’hui que le Seigneur viendra », c’est pour que nous nous apprêtions à contempler la grandeur du mystère de la sainte Nativité de Notre-Seigneur. Avec humilité : nous ne sommes pas capables de pénétrer dans le fond de ce mystère.

Certains païens se faisaient adorer comme des dieux. Ils pensaient que s’il y avait bien un Dieu suprême, il pouvait y avoir plusieurs dieux, et que des hommes pouvaient se faire appeler dieux.

Á ses courtisans flatteurs qui demandaient à Alexandre le Grand, alors qu’il était à l’article de la mort, «  Sire, quand te plaît-il que nous te fassions dieu ? », ce dernier répondit : « Vous me ferez dieu quand vous serez bienheureux. Il n’appartient pas à des hommes malheureux, périssables et mortels de faire des dieux bienheureux et immortels ».

Nous savons que Dieu s’est fait homme, même si l’Incarnation reste un mystère caché dans l’obscurité des ténèbres ; non pas que le mystère soit ténébreux en soi-même, car le Verbe est lumière.

Dieu s’est incarné dans le ventre virginal de la Vierge, et Il s’est fait homme, semblable à nous pour nous rendre semblables à Dieu.

Saint Jean observe : « Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu ».

Dieu a le droit d’attendre de nous une belle purification de l’âme :

« Bienheureux les cœurs purs…
Soyez saints comme moi je suis saint ».

 

Père Dónal

 


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