Editorial de l’Arche



L’Avent est le temps qui nous est donné pour accueillir le Seigneur, pour vérifier aussi notre désir de Dieu, pour regarder vers l’avant et préparer le retour du Christ. Il reviendra vers nous le jour de Noël, lorsque nous ferons mémoire de sa venue dans l’humilité de la condition humaine ; mais il vient en nous chaque fois que nous sommes prêts à le recevoir, et il reviendra à la fin des temps pour juger les vivants et les morts.

Cette période comprend les quatre dimanches précédant Noël. Au cours de ces quatre semaines, nous sommes appelés à nous dépouiller d’un mode de vie routinier et à nourrir des espoirs pour un nouvel avenir.

La première partie, jusqu’au 16 décembre, se concentre sur la seconde venue du Messie. La deuxième partie, du 17 au 24 décembre, nous prépare plus étroitement à Noël.

Le temps de l’Avent est considéré comme une saison forte de l’année liturgique car elle nous aide à nous préparer à recevoir le Seigneur à Noël, nous incite à accroître notre espérance dans la seconde venue du Christ, et nous rappelle sa présence continue dans l’Eucharistie.

La préparation que l’Église nous propose pendant l’Avent prend la forme d’un chemin de conversion personnelle. La liturgie évoque ce cheminement à travers la figure de Jean le Baptiste. De la main du Précurseur, nous commençons un parcours de détachement du péché et de la mondanité, « cette conversion implique la douleur pour les péchés commis, le désir de s’en libérer, la résolution de les exclure à jamais de sa vie » (Pape François, Angélus du 6 décembre 2020). C’est seulement ainsi que nous pourrons nous tourner vers la recherche de Dieu et de son royaume, vers la communion avec Dieu, qui est le véritable but de la conversion.

Tout au long de l’année, la liturgie nous rappelle l’intercession de Sainte Marie en faveur de tous les fidèles, et le temps de l’Avent ne fait pas exception. La Sainte Vierge brille sur notre chemin comme un signe de la ferme espérance pour faire de l’Avent une véritable préparation à l’accueil de l’Enfant Jésus.

La solennité de l’Immaculée Conception le 8 décembre nous rappelle que la Sainte Vierge est une image de ce que nous sommes appelés à être : saints et sans tache (Ep 1,4). Conçue sans péché originel, Marie reflète la beauté d’une vie en grâce, d’une union avec Dieu libre de tout péché. Cette beauté nous pousse à mener une vie propre, détachée du péché et ouverte à la grâce.

Ce temps de préparation à la venue du Messie prend vie dans la liturgie de la Sainte Messe, « car la liturgie nous conduit à célébrer la naissance de Jésus, tout en nous rappelant qu’Il vient chaque jour dans nos vies, et qu’Il reviendra glorieusement à la fin des temps » (Pape François, Angelus du 1er décembre 2019).

Les lectures de l’Avent sont orientées vers des moments de l’histoire du salut où le Seigneur ravive l’espérance de ceux qui croient en sa venue et les invite à la vigilance et à la pénitence. Ainsi, la liturgie souligne ces idées à travers les différents textes des prophètes, des Apôtres et de l’enseignement de Jésus lui-même dans les Évangiles. La méditation attentive des textes de la liturgie de l’Avent nous aide à nous préparer, afin que son arrivée ne passe pas inaperçue.

 

Père Dónal

 


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