Editorial de l’Arche



L’Église propose quatre étapes pour une bonne confession :

  1. examen de conscience ;
  2. contrition, qui inclut la résolution de ne plus pécher ;
  3. confession ;
  4. satisfaction (ou pénitence).

Ce sont quatre étapes à franchir pour pouvoir recevoir la grande étreinte d’amour que Dieu notre Père veut nous donner avec ce sacrement : « Dieu nous attend, comme le père de la parabole, les bras tendus, même si nous ne le méritons pas. Notre dette n’a pas d’importance. Comme dans le cas du fils prodigue, il nous suffit d’ouvrir notre cœur » (St. Josémaria)

1. Examen de conscience

« Quel conseil donneriez-vous à un pénitent pour qu’il fasse une bonne confession ? » demande le pape François. « Qu’il réfléchisse à la vérité de sa vie devant Dieu, à ce qu’il ressent, à ce qu’il pense. Faites-lui savoir comment regarder sincèrement en lui-même et son péché. Et qu’il se sente pécheur, qu’il se laisse surprendre et étonner par Dieu ».

L’examen de conscience consiste à réfléchir aux pensées, aux paroles, aux actions et aux omissions qui ont pu nous éloigner de Dieu, offenser les autres ou nous blesser intérieurement. C’est le moment d’être sincère avec soi-même et avec Dieu, sachant qu’Il ne veut pas que nos péchés nous oppriment, mais qu’Il veut nous en libérer pour que nous puissions vivre comme de bons enfants.

Les guides qui se trouvent à l’entrée de notre église paroissiale proposent des questions afin de nous aider à reconnaître nos péchés pour demander ensuite le pardon de Dieu. Ils ne servent que d’orientation : le plus important est de rentrer dans son cœur et de reconnaître ses fautes.

2. Contrition et résolution de ne plus pécher

La contrition est une tristesse de l’âme et le rejet de nos péchés, qui inclut la résolution de ne plus pécher. Si nous sentons que nous sommes encore attachés au péché, – que nous ne nous sentons pas assez fort pour abandonner un vice, ou pour pardonner à une personne – demandons-Lui son aide pour nous détourner du mal.

Parfois, le repentir s’accompagne d’un sentiment intense de douleur ou de honte, qui nous aide à faire amende honorable. Cependant, il n’est pas essentiel de ressentir ce genre de douleur : l’important est de comprendre que nous avons commis des fautes, d’avoir le désir de nous améliorer, et de prendre la résolution de ne plus commettre ces fautes.

« La contrition, explique le Pape, est le portique du repentir, elle est ce chemin privilégié qui mène au cœur de Dieu, qui nous accueille et nous offre une nouvelle chance, à condition que nous nous ouvrions à la vérité de la pénitence et que nous nous laissions transformer par sa miséricorde. »

3. Confession des péchés

« Me confesser à un prêtre est une manière de remettre ma vie entre les mains et le cœur d’un autre, qui à ce moment-là agit au nom et pour le compte de Jésus. (…) Il est important que j’aille au confessionnal, que je me place devant un prêtre qui représente Jésus, que je m’agenouille devant la Mère Église qui est appelée à distribuer la miséricorde de Dieu. Il y a une objectivité dans ce geste, dans l’agenouillement devant le prêtre, qui à ce moment-là est le processus de la grâce qui vient à moi et me guérit. » (Pape François).

Une bonne confession consiste à dire ses péchés au prêtre d’une manière claire, concrète, concise et complète :

  1. claire : indiquer la faute spécifique, sans ajouter d’excuses ;
  2. concrète : dire l’acte ou la pensée précise, ne pas utiliser de phrases génériques ;
  3. concise : éviter de donner des explications ou des descriptions inutiles ;
  4. complète : sans taire aucun péché grave, en surmontant la honte.

4. Accomplir une pénitence

La satisfaction consiste en l’accomplissement de certains actes de pénitence (des prières, des mortifications, etc.), que le confesseur indique au pénitent.

C’est aussi l’occasion de rendre grâce à Dieu pour le pardon reçu, et de renouveler la résolution de ne plus pécher.

Père Dónal

 


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