Editorial de l’Arche



La solennité de la Toussaint nous rappelle qu’il y a énormément plus de saints au Ciel que ceux qui ont été canonisés par l’Église. Tant d’hommes et de femmes et d’enfants, qui sont morts dans la grâce de Dieu, qui ont atteint la sainteté dans la simplicité de leur vie quotidienne ! Nous les vénérons particulièrement tous les ans, mais n’oublions pas qu’ils peuvent intercéder pour nous toute l’année durant.

La Commémoration de tous les fidèles défunts du 2 novembre a été instituée par Odilon de Cluny († 1045) pour tous ses monastères, et s’est progressivement répandue en Occident. C’est un signe de la solidarité de la Communion des saints qui unit l’Église triomphante, l’Église souffrante et l’Église militante. C’est-à-dire : les saints du Ciel, les âmes du Purgatoire et nous-mêmes sur terre, nous sommes intimement unis dans le Corps Mystique du Christ.

À l’exception des saints canonisés, nous ne savons pas qui a atteint la béatitude éternelle. Il suffit de penser à la situation personnelle de sa propre âme pour constater le besoin de purification et de pénitence. Il est donc normal de prier pour les âmes du Purgatoire et de faire offrir des messes à leur intention.

Selon l’usage approuvé de l’Église, tout prêtre célébrant la messe peut recevoir une offrande pour qu’il applique la Messe à une intention déterminée. Ces offrandes font partie du traitement que touchent les prêtres pour leur subsistance. Dans le diocèse de Versailles, l’offrande suggérée est de 17 Euros, mais cette somme n’est pas un tarif ! Elle peut être moindre en cas de difficulté ou plus en forme de don pour la subsistance des prêtres du diocèse. Quoiqu’il en soit, dans toutes les messes, le célébrant prie pour les fidèles défunts.

Père Dónal

 

 


 

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