Editorial de l’Arche



La promesse du Sauveur, la prophétie d’Isaïe, est grandiose, dans son style poétique et dans son contenu :

Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu. On ne te dira plus : « Délaissée ! » À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! » Toi, tu seras appelée « Ma Préférence », cette terre se nommera « L’Épousée » (Isaïe (62, 1-5)).

Il s’adresse à Israël, mais nous pouvons penser que cela vaut également pour nous, pour l’Église. Malgré tous les péchés des chrétiens, nous sommes la joie de notre Dieu, et il est notre joie.

Dans la crèche, il n’est qu’un petit enfant, un bébé qui fait preuve « de l’amour invincible du Seigneur de l’univers« .

L’évangile de la nativité est impressionnant dans sa simplicité : le jeune couple, Marie enceinte et Joseph, se rend à Bethléem.

Quelle douleur pour la Vierge et pour St Joseph, de se trouver aussi démunis de tout confort pour le plus grand événement depuis la création du monde !

J’ai reçu une carte de vœux avec une image très évocatrice : le jeune couple se tient devant une porte verrouillée, dans l’arrière-plan on voit les maisons de Jérusalem. Joseph frappe à une porte, le regard serein mais un peu triste. En regardant de plus près, on perçoit dans l’arrière-plan le clocher d’une église.

Ce n’est donc pas Jérusalem. L’artiste voulait-il remuer notre conscience ? Voulait-il nous suggérer que la Sainte Famille continue à chercher un refuge pour la naissance de l’Enfant-Dieu, et qu’on lui fait encore la sourde oreille ?

Une autre image est celle d’une autre carte de vœux que j’ai reçue il y a quelques années. A l’intérieur d’une maison, on a posé une bougie allumée à la fenêtre. Une maman se penche pour aider sa fille à scruter du regard dans la nuit pour voir si la Sainte Vierge et St Joseph s’approchent.

La première image nous prévient du danger de nous montrer sourd à l’appel de Dieu pour donner bon accueil à son Fils incarné. La deuxième image nous apprend que l’attente de l’Avent touche à sa fin, et que finalement nous pouvons fêter d’un cœur purifié et joyeux la naissance du Divin Enfant. Dieu a fait de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

La troisième image que je vous propose est celle qui se trouve dans la crèche.

Comment l’accueillons-nous ? Pensons aux pasteurs ; pensons à Marie et à Joseph : ils sont pour nous un exemple de piété affectueuse.

Ouvrons notre cœur à l’Enfant de Bethléem ! Que Marie nous aide à garder le recueillement intérieur indispensable pour goûter la joie profonde qu’apporte la naissance du Rédempteur.

Père Dónal


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