Editorial de l’Arche



Pendant la deuxième guerre mondiale, la plupart des villes allemandes ont été bombardées avec énormément de victimes. La ville de Munster, très belle, n’était plus que des décombres.

Un garçon regardait des sauveteurs chercher des victimes dans les maisons qui s’étaient effondrées. Il ne pensait pas à leur venir en aide : il était sonné et fatigué. Quelqu’un lui dit : « Ton frère s’y trouve enterré ». Tout de suite, il s’est mis au travail et il a eu la joie et la fierté de sauver son frère.

Dans une église, on a retrouvé un crucifix de grande valeur artistique. Il avait été endommagé : les bras du Christ avaient disparu. Lors de la reconstruction après la guerre, on se demandait ce qu’il fallait faire : faire réparer le crucifix par un artiste, ou bien le laisser tel quel. Finalement, on a décidé d’ajouter une inscription dans le bois de la croix : « J’ai besoin de bras, maintenant vous êtes mes bras ».

Il a besoin de nous pour sauver des âmes des décombres.

Le don de force d’âme nous aide à surmonter la résistance à ce qui coûte, à affronter les obstacles pour persévérer dans notre travail quotidien, à être constants dans l’apostolat, pour supporter l’adversité avec patience, sérénité et esprit surnaturel.

La force intérieure de s’oublier soi-même et d’être plus attentif aux autres, servir sans se faire remarquer, vaincre l’impatience, ne pas se plaindre devant la difficulté, mortifier l’imagination en repoussant les pensées égocentriques et inutiles…

La force d’âme pour parler de Dieu, de se comporter toujours en bons chrétiens, sans crainte de se heurter à une ambiance paganisée.

Le mois missionnaire est une belle occasion de surmonter la réticence à parler de notre foi. Le pape émérite Benoît XVI a dit : « Nous ne pouvons pas, en effet, garder pour nous la joie de la foi, nous devons la diffuser et la transmettre, et la renforcer ainsi dans notre cœur. Si la foi devient réellement joie d’avoir trouvé la vérité et l’amour, il est inévitable d’éprouver le désir de la transmettre, de la communiquer aux autres… de façon toujours délicate et respectueuse… ».

La foi de beaucoup de nos frères et sœurs catholiques non-pratiquants est pour ainsi dire sous les décombres et c’est à nous de prêter nos bras à Jésus pour ʺdésenterrerʺ leur foi perdue…

Père Dónal

 

 


 

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